Je vous propose sur cette page l’accès à mes documents sur la Course aux nombres.
A partir du dispositif (génial) impulsé par l’académie de Strasbourg, voici un protocole adapté aux classes de CP au CM2, pour faire travailler les élèves en calcul mental tout au long de l’année, et qu’ils participent aux deux manches de la Course aux nombres (mars et juin) en étant bien préparés, mais surtout qu’ils deviennent plus compétents en calcul mental, en calcul raisonné : il s’agit d’automatiser des savoirs, mais pas seulement. Il s’agit aussi de faire comprendre comme et comment raisonner en calcul pour être efficace et développer des stratégies réfléchies.
Avec l’aide de ma collègue et amie Christelle Fiéret, nous avons regroupé des sujets existants, et créé de nouveaux, de niveaux hybrides. Voici une proposition de protocole pour se lancer dans la Course aux Nombres. J’ai pris de larges extraits sur le site officiel, et le reste n’engage que moi, pas les organisateurs et concepteurs de la Course aux Nombres.
La Course aux Nombres, c’est quoi ?
Avoir des connaissances et des compétences solides etc calcul mental, c’est un objectif mathématique, mais aussi social. Il est très important de ne pas le négliger.
Pour les élèves, la préparation à ce concours vise à développer des aptitudes pour le calcul réfléchi et à construire de multiples automatismes numériques et géométriques.
Ces objectifs s’inscrivent pleinement dans ceux définis par les programmes scolaires et sont plébiscités dans le rapport Villani-Torossian.
Ce concours permet également de cultiver l’interdegré, la liaison collège-lycée et de renforcer la culture de cycle. Il peut par exemple être envisagé que les élèves de 6e conçoivent un sujet pour les élèves de CM2 ou inversement.
La Course aux Nombres, on participe comment ?
Deux épreuves de 7 minutes pour les classes de cycle 2 et de 9 minutes pour les classes de cycle 3 sont proposées. La première aura lieu pendant la semaine des maths, en mars, la seconde fin mai. Les deux sujets seront similaires (mais pas identiques), ce qui permettra aux enseignants d’apprécier les progrès réalisés.
Si cette organisation ne convenait pas, les enseignants ont la possibilité de choisir le format avec une seule épreuve.
Les enseignants ont la liberté de choisir le moment de passation durant la ou les semaines du concours. Les sujets, au format pdf, seront accessibles sur le site une semaine avant la passation des épreuves.
Tout est super bien expliqué sur le site.

Les enseignants corrigent eux-mêmes les Courses et saisissent l’effectif et la moyenne des scores de chacune des classes participant au concours ainsi que les noms des élèves primés. Il n’y a aucune comparaison entre classes, entre écoles. Le but est « juste » de faire progresser les élèves et leur montrer leurs propres progrès.
Pour les élèves des classes de cycle 2 :
Un diplôme 1er prix pour un score supérieur ou égal à 17/20.
Un diplôme 2e prix pour un score égal à 14, 15 ou 16.
Un diplôme 3e prix pour un score égal à 11, 12 ou 13.
Pour les élèves des classes de cycle 3 :
Un diplôme 1er prix pour un score supérieur ou égal à 27 sur 30.
Un diplôme 2e prix pour un score égal à 24, 25 ou 26.
Un diplôme 3e prix pour un score égal à 20, 21, 22, 23.
Pour le cycle 3, des gazettes sont publiées régulièrement, qui permettent de donner des indications aux enseignants quant à la volonté didactique, et aux élèves du point de vue procédural.
La Course aux Nombres, on la prépare ?
Oui ! (Enfin, je vous le conseille vivement)
Participer en mars et en mai et c’est tout, c’est possible : avant et entre deux, l’enseignant poursuit son travail sur les apprentissages en calcul mental. Toutefois, il me semble pertinent, en raison de la grande qualité didactique des sujets produits par l’académie de Strasbourg et de l’aspect positivement addictif de la Course, de profiter de l’occasion pour automatiser aussi la forme et répéter les types de questionnements.
C’est à cette fin que Christelle et moi avons produit des SimiliCourse (qui elles aussi n’engagent que nous et seront perfectionnées, car je vois moult faiblesses déjà), sur le modèle suivant (sauf en CP) pour un niveau N de classe :
- Première étape : des sujets au niveau N-1 ;
- Deuxième étape : des sujets au niveau , c’est-à-dire à mi-chemin entre le niveau N-1 et le niveau N ;
- Troisième étape : des sujets au niveau N.
Pour le niveau CP, il n’y a que deux étapes, car les élèves viennent de la maternelle et sont non lecteurs au départ.
Tous les fichiers sont là, plus bas dans cette page, organisés par niveaux. Comme il y a de quoi fabriquer facilement des sujets de niveau N, je ne vous ai mis que les fichiers des niveaux intermédiaires. Par exemple, si vous enseignez en CE1, vous commencerez par des courses de CP (il y en a plein sur le site, ou bien Mathealea ou Aleatex vous en fournissent à la chaîne, de grande qualité), et vous finissez par des CE1, et c’est pareil. Pour l’étape intermédiaire, vous pouvez taper dans mes fichiers, ou bien là aussi vous en fabriquer sur mesure.
Un mot d’ordre : s’adapter aux élèves pour leur faire surmonter progressivement et joyeusement leurs difficultés
On peut faire varier le temps : si on est sur une durée visée de 7 minutes, pourquoi ne pas commencer avec 12 minutes, puis 10, puis rester à 10 si nécessaire, etc. ?
On peut aussi proposer plusieurs fois le même sujet, comme deux fois consécutives ou en faisant tourner les sujets. Nous avons essayé, les élèves ne s’en aperçoivent pas et cela accentue encore l’acquisition d’automatismes.
Rien n’empêche de revenir en arrière quant au niveau, si on a été un peu trop ambitieux. Ou de transformer l’exercice en exercice collectif, pour une fois, ou une recherche en binôme, ou un challenge inter-classes. Tout ça fonctionne très bien (j’ai expérimenté avec les collègues PE), mais pensez bien à revenir à l’individuel régulièrement et au final.
Bref, le but c’est de faire progresser les élèves, en automatisant un maximum. Et ça marche !!! (super bien, même).
Ces SimiliSujets, on les corrige en classe ?
Faites comme vous voulez. Pour ma part, je préconise une correction systématique, mais de quelques items seulement, regroupés autour de deux compétences, par exemple. Au début, l’enseignant va surtout expliciter des objectifs de consigne. Alors non, on ne corrigera pas tout tout de suite. Mais au bout de quelques entraînements, tout ou presque y sera passé. Dans plusieurs classes, nous avons décidé de corriger pendant dix minutes, et de laisser les élèves demander la solution d’une ou deux questions qui les intriguent.
Les Similisujets, on les propose à quel rythme ?
Je vous conseille une fois par semaine, au moins jusqu’en mars. Après, en fait je vous conseille aussi une fois par semaine, mais on doit pouvoir espacer (même si c’est dommage). Sept ou neuf minutes, ce n’est pas grand-chose… Même avec la correction, on ne pulvérise pas sa programmation et surtout, c’est du temps d’apprentissage hyper efficace.
Ça prend du temps pour l’enseignant ?
Corriger les Courses, c’est vraiment rapide, car nous aussi nous automatisons vite. Et cela sourit des données d’évaluations d’une grande précision. Vous gagnerez sans doute du temps dans votre enseignement de calcul mental, en efficacité, et vous aurez un effet secondaire très chouette : vous percevrez plus précisément les obstacles pour les élèves, en les comprenant mieux, et donc en les traitant mieux. Vos pratiques quotidiennes seront tranquillement affectées : vous ferez des liens naturels.
Enfin, vous ferez la part des choses entre les enfants en difficulté de calcul, qui vont progresser, et les enfants en situation particulière (dyscalculie, handicap…) qui n’auront pas la même progression. Cela vous permettra d’apporter de l’eau à votre moulin pour qu’ils bénéficient d’adaptations et de prises en charge adéquates pour leur permettre de progresser et de s’épanouir au mieux.
Enfin c’est ce que ça m’a fait, à moi, au collège, et ce que j’observe chez mes collègues professeurs des écoles.
Les fichiers de niveaux intermédiaires, quand on n’est plus au niveau N-1 mais pas encore au niveau N