Après l’entrée en matière qui permet de s’exprimer et de se comprendre, avec Première partie : dire, lire et écrire les fractions, après la deuxième étape de la séquence de découverte ou de remédiation des fractions : créer ses premières images mentales de fractions, voici un petit presque-intermède : prendre une fraction d’une grandeur.
Cette fiche, comme la précédente, est appuyée sur le manuel Nouveaux outils pour les maths, édité chez Magnard.

Dans la première fiche, il s’agissait de pouvoir nous comprendre : lire, dire, écrire une fraction, être outillé des mots. La deuxième fiche travaillait les images mentales de fractions, dans le but de les diversifier au maximum. Mais, dans cette fiche, chaque forme complète constituait l’unité, d’une façon assez implicite, finalement. Et c’est embêtant, souvent, l’implicite. Alors voici une petite fiche pour se souvenir qu’on considère une unité et que la fraction en prend une part. On va prendre des fractions d’un tableau, d’un bouquet et d’une bande colorée :

La différence avec la fiche précédente, c’est qu’on explicite l’unité, et que cette unité est présentée de façon plus composite, en particulier dans le bouquet de fleurs. La consigne est volontairement évasive, pour que la question émerge. Et si la question n’émerge pas, il faudra que l’enseignant la verbalise. En particulier donc, dans le bouquet de fleurs, le fait que les fleurs soient considérées comme des éléments équivalents d’un tout, des « parts égales » au sein du bouquet, est visuellement contestable. Il faut se rapporter au concept de fleur pour que cela ait du sens, et même là il y a matière à discussion, car les fleurs ne sont pas les mêmes. C’est dans ce but que j’ai construit cette fiche : pour expliciter un implicite scolaire très souvent présent, quand bien même l’exercice est tiré par les cheveux. Un élève me répondrait « je ne peux pas répondre pour le bouquet car les fleurs ne partagent pas le bouquet en parts égales », je trouverais ça tout à fait super.
Pour la question 2, on n’a pas le souci : les cases partagent en effet la bande, et parler de fraction est acceptable.
Les deux questions (et l’exemple) permettent une variété d’autres questions, en changeant de couleur, en passant par des contraires ou des couleurs associées par des « ou » : la fraction qui représente les cases jaunes ou bleues, la fraction qui représente les cases qui ne sont pas blanches, etc. Cela entraîne aussi à comprendre des consignes dans le domaine des probabilités.
La fois prochaine, on colorie des cases pour tendre vers le repérage sur l’axe gradué.
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