DNB pro, DNB général : équitable ?

Le DNB professionnel, version 2026, a surpris de nombreux collègues, dans pratiquement toutes les disciplines : en français, en géographie, en EMC et en mathématiques, les sujets ont paru plus exigeants que dans le DNB général. Cela pose question : la réaction d’enseignants spécialisés est de se dire qu’ils éviteront peut-être d’inscrire leurs élèves l’année prochaine, ou alors qu’ils les inscriront au DNB général. Mais en tous cas, manifestement, il y a un problème d’adéquation entre le sujet et le public, et entre le sujet et les attentes des enseignants.

En mathématiques, la partie automatismes est équilibrée, variée et couvre plus de domaines que le sujet de la série générale, avec la programmation, en particulier.

La partie 2 est contextualisée autour d’un parc zoologique : un exercice étudie la répartition en pourcentages d’animaux, un autre s’intéresse à un bassin cylindrique (volume, fractions, débit, fonctions). Le troisième exercice étudie la clôture d’un enclos, avec une application du théorème de Thalès, des calculs de longueurs et de la proportionnalité. Le dernier exercice traite des probabilités de cacatoès.

C’est un sujet complet, ce sujet professionnel. On y retrouve des thèmes absents du sujet général, comme la programmation et les probabilités, ou les fonctions affines. Le théorème de Thalès a surpris, ainsi que la difficulté et la densité des questions. Elles ont semblé plus répétitives dans les compétences requises. Enfin, la contextualisation unique, autour du parc zoologique, a donné à certains élèves l’impression d’un très grand exercice, et les ont amenés au découragement, voire à l’abandon. Le sujet général faisait aussi l’objet d’exercices contextualisés, mais de façon différente de l’un à l’autre, ce qui, cognitivement, favorisait une sorte de réinitialisation.

La question qui se pose est celle de l’harmonisation des deux sujets, dans le sens qu’ils doivent, par essence, comporter des différences qui rendent la situation équitable. Et le problème qui émerge est celui de l’appétence à passer le DNB professionnel, côté élèves, familles et enseignants. Mais cela pose question.


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