Vitiligo, résilience et altérité

Chloé Swedek est atteinte d’hyperpigmentation (des taches brunes se développent sur sa peau) et de vitiligo (des taches blanches se développent sur sa peau). Après des passages de vie difficiles, voire franchement douloureux, elle se heurte encore au quotidien au regard des autres, et à leur bêtise, trop souvent. Ces attitudes ont eu et ont encore des impacts sur sa santé mentale. Avec courage et pédagogie, Chloé Swedek témoigne, communique, éduque.

Cette semaine, je vais parler d’elle aux élèves du dispositif ULIS.

Nous parlerons du vitiligo, déjà. La prévalence estimée du vitiligo en France est entre 0,3 % et 1,6 %, ce qui représente plusieurs centaines de milliers, voire près d’un million de personnes touchées. Cette maladie n’est pas grave dans le sens qu’elle ne menace pas directement la vie du malade, mais elle a d’importantes conséquences psychologiques qui, elles, peuvent mettre la personne en danger.

Mais surtout, je voudrais transmettre aux élèves que le regard que nous portons les uns sur les autres est important. Si nous ne faisons parfois que passer dans la vie de celles et ceux que nous croisons, ces rencontres ont un impact, des conséquences.

Pensons-y. Même si notre vie, nos soucis et nos projets nous habitent, autrui n’est pas un figurant.


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