Sur France Inter, le 11 septembre 2026 dans La matinale, Michaël Jeremiasz a appelé à une « interpellation radicale » des politiques, à l’occasion de la campagne présidentielle qui s’annonce.

Moi, je passe à côté de ma vie et nous sommes des millions à passer à côté de notre vie parce qu’on nous dit que « c’est mieux » et qu’on devrait s’en contenter. Vous avez 80 000 gamins qui n’ont pas accès à l’éducation de l’école de la République parce qu’handicapés, vous avez des millions de personnes qui meurent à petit feu, qui n’ont pas accès à la santé, au logement, à l’emploi, à la culture, au sport, à la vie intime, parce qu’handicapés. Donc évidemment on ne s’en contente pas : nous, notre combat, c’est qu’en fait on arrête de se dire : « ce sera mieux dans 10, 20, 30 ans », qu’aujourd’hui ça change.
(…)
[ Sur l’interpellation de la classe politique] Qu’ont fait avant nous toutes les minorités pour, justement, faire valoir leurs droits ? Elles ont fait leur révolution. (…) On est 12 millions de personnes handicapées, plus de 10 millions d’aidants, et si vous rajoutez à ces gens-là les aimants, c’est quasiment un Français sur deux. On n’est pas une microminorité, on n’est pas une petite catégorie. Donc si vous voulez qu’on fasse notre révolution, il n’y a pas de problème : continuez à vous foutre de nous, à nous trahir, à ne pas vous donner les moyens de nous donner une existence pleine et entière, une vie épanouie. Parce qu’on y a le droit aussi !
J’en suis.

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