Dans la catégorie outils efficaces, voici Phono, par Sylvie Cèbe, Roland Goigoux et Jean-Louis Paour. Cet ouvrage est édité chez Hatier, dans la collection Les outils de la maternelle.

Le public
Phono s’adresse aux enseignants de grande section et de cours préparatoire, mais aussi aux enseignants spécialisés.
L’objectif prioritaire
Phono cherche à faire émerger une conscience métalinguistique. C’est un instrument didactique, qui vise à faire acquérir solidement le code oral, en planifiant les tâches proposées, en ménageant des temps de réflexion aux élèves et en combinant tâches habituelles et tâches nouvelles.
Il faut accepter l’idée que l’intérêt (ou la motivation) des élèves ne réside pas seulement dans les activités ludiques : l’analyse de la langue, la prise de conscience de ses règles de fonctionnement, le développement du sentiment de contrôle sont aussi des sources de motivation extrêmement puissantes, même et surtout chez les très jeunes enfants, qui ont encore très peu de domaines dans lesquels ils sont experts.
Il faut sans doute aussi renoncer pour un temps à la « ruse pédagogique » qui consiste à dissimuler les objets d’apprentissages derrière de pseudo jeux : trop d’élèves ne comprennent pas que sous ces habillages se cache tout autre chose. (…) Si l’attention des enfants se porte sur des dimensions peu pertinentes pour la réalisation de l’activité, les apprentissages visés risquent fort d’échouer.
Phono, page 11
Les principes pédagogiques
Ils sont au nombre de 7 :
- Stabiliser les formats ;
- Proposer un matériel simple connu de tous les élèves (des images, des photos, au design épuré) ;
- Solliciter des activités cognitives complexes (de la répétition sans répétition) ;
- Stabiliser le déroulement des séances ;
- Stabiliser le format de trois types de tâches (tâche principale, tâche de transposition, tâche de réinvestissement ou de transfert proche) ;
- Stabiliser les modalités du guidage verbal ;
- Planifier l’enseignement.
Phono et l’accessibilité pédagogique
Des conseils sont prodigués pour aider les élèves qui rencontrent des difficultés, des approches différentes sont suggérées selon le niveau de classe et les acquis des enfants. D’autre part, le support de l’image permet à la quasi-totalité des élèves d’entrer dans la tâche et favorise la concentration.




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