Maths et ma Toque : une solide ressource pédagogique pour travailler la proportionnalité

Je me suis commandé le jeu Maths et ma toque, développé par Judith Sasportes, Fondatrice des éditions Optimist et créatrice de Maths et ma Toque.

J’attendais beaucoup de ce jeu, et je ne suis pas déçue. Dimanche, je l’ai testé en famille, et aujourd’hui en classe.

Le principe du jeu

Le principe, c’est le travail de la proportionnalité, par toutes les entrées possibles : la proportionnalité additive, la proportionnalité multiplicative, le retour à l’unité et, même si ce n’est pas prévu dans les aides de jeu, le produit en croix si on a des élèves de 4e ou de 3e qui l’ont vraiment compris et qu’on a envie d’automatiser (ce qui n’est pas mon cas, je cherche à faire accéder au sens de la proportionnalité et à consolider les techniques de calcul mental).

Les règles de base sont coopératives, ce qui est une très bonne idée. Une variante existe pour jouer en opposition et une autre pour jouer seul(e).

Chaque joueur incarne un cuisinier, qui doit prévoir ses ingrédients en fonction de recettes et de nombre d’invités (j’aime bien que ce soit des invités et pas des clients, cela aura une influence sur la façon dont les élèves verbaliseront).

En fonction du niveau des cartes « invités », on va de situations très simples (un ingrédient, des calculs élémentaires) à des situations plus complexes (plusieurs ingrédients, une plus grande variance du nombre d’invités), voire franchement compliquées (on aura besoin de décimaux et de fractions).

Les plus de ce jeu

  • La progressivité est bien pensée ;
  • On peut proposer une carte d’un niveau à un élève, une carte d’un autre niveau à un autre ;
  • On peut faire trois ou six tours, pour des parties plus ou moins longues en fonction du nombre de joueurs et de la résistance des élèves ;
  • Les supports effaçables sont très pratiques puisque réutilisables à l’infini ;
  • Les cartes ne nécessitent aucune lecture, tout est figuré. Pour moi qui ai des élèves non lecteurs, c’est parfait ;
  • Des jetons permettent aux élèves qui en ont besoin de représenter la situation ;
  • Des aides de jeu permettent d’étayer en autonomie ;
  • Un livret de solution donne aux élèves la possibilité de s’autoévaluer et de s’autocorriger.

Et avec mes élèves, alors ?

Impec. Un des effets que je n’avais pas prévu, c’est que le jeu permet aussi de travailler la lecture et le remplissage des tableaux à double entrée. Et efficacement, en plus.

La différenciation est vraiment super.

Quand tu connais pas le stratagème, c’est dur, mais quand tu le connais, ça devient facile. Parce que on le répète et du coup on l’a plus dans la tête.

Kylian

Nous avons procédé par linéarité additive et par linéarité multiplicative. Certains élèves sont arrivés au niveau 3, avec la division et des décimaux.

C’est franchement concluant. Dommage que je n’aie pas plusieurs boîtes de jeu, pour faire jouer plus d’élèves en simultané. Mais comme presque toujours, ce sont sur mes fonds personnels que je m’équipe, alors bon…


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